Les leaders de l’ex Front Islamique du Salut (FIS) sont de retour sur la scène politique. Les dirigeants de l’ancien parti dissous multiplient les interventions médiatiques et entament un véritable forcing pour imposer leur voix dans les débats qui entourent la révision de la Constitution.

Les figures de l’ancien parti islamiste ont même exprimé fermement des revendications concernant plusieurs volets de la future Constitution qui devra régir le pays. Ainsi, El Hachemi Sahnouni, l’un des anciens dirigeants du FIS, a réclamé, dans une tribune publiée lundi par Ennahar, officiellement à l’Etat algérien la réintégration des terroristes repentis dans leurs postes de travail. Pour Sahnouni, ce droit doit être inscrit dans la future Constitution pour sceller une véritable « réconciliation ». Le dirigeant islamiste exige aussi « la délivrance d’actes de décès aux terroristes tués par les forces de sécurité ». prétextant que les familles de ces terroristes éliminés ne peuvent nullement résoudre leurs problème d’héritage en l’absence de d’actes de décès que les autorités ne veulent pas leur fournir.

El Hachemi Sahnouni a préconisé également des mandats présidentiels d’une durée 7 ans. Il n’a guère précisé s’il faut une limitation des mandats présidentiels ou non. En revanche, l’ancien dirigeant de l’armée islamique du Salut (AIS),  Madani Mezrag demande a surtout insisté pour sa part, sur « une amnistie générale pour les victimes  de la décennie noire ». C’est la principale revendication qu’il envisage de discuter avec la commission d’Ahmed Ouyahia, a-t-il dit.

Ali Benhadj, l’ex numéro 2 du FIS, et le membre fondateur du Groupe islamique armé (GIA), Abdelhak Layada, ont refusé de s’associer au processus de consultation pour la révision de la Constitution. Selon Ennahar, ils ont exprimé leur rejet de ce processus et se contentent, pour l’heure, « d’observer la situation ».

Notez cet article