Le ministre de la Santé, de la population  et de la réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, intervenant aujourd’hui en marge des assises régionales de la santé du centre, a affirmé, que d’importantes quantités de sang destinés aux malades algériens ont été détournés. 

Après les médicaments et les équipements dans les hôpitaux et autres structures de la santé du pays, les autorités ont découvert que même le sang était détourné. Ainsi Abdelmalek Boudiaf a indiqué que «la traçabilité des médicaments au niveau des hôpitaux a permis au ministère de la Santé de constater le vol d’importantes quantités et le détournement du sang destiné aux malades». Des quantités destinées à des pays étrangers. Le Ministre a indiqué que son département a signalé aux services de sécurité ce détournement de sang, ajoutant que les responsables, dont les noms doivent être divulgués, a-t-il précisé, devront être lourdement sanctionnés.

Plusieurs hôpitaux algériens connaissent périodiquement un déficit en matière de sang. En plus des campagnes de sensibilisation pour convaincre les citoyens de donner du sang, souvent des chefs de services «imposent» aux proches d’un patient sur le point d’être opérés de donner leur sang en contrepartie. Finalement, une partie de ce sang atterrit dans des hôpitaux étrangers.

Pour rappel, le secteur de la santé est sujet, depuis plusieurs semaines, à des enquêtes policières à propos du détournement de médicaments et de matériel médical. L’affaire a commencé lorsqu’un vol de médicament a été découvert récemment au niveau de l’hôpital de Beni Messous à Alger. Quatre personnes ont été arrêtées jusque là. L’enquête est toujours en cours. Plusieurs responsables du secteur dans la wilaya d’Alger ont été interrogés, y compris des syndicalistes de l’UGTA. L’affaire est apparemment plus grave encore.

Elyas Nour