Le Front des forces socialistes décidera, vendredi, s’il participera ou non aux consultations politiques que mène depuis le début juin Ahmed Ouyahia.

Le FFS réunira, à cette occasion, les cinq membres du comité présidentiel, les membres du secrétariat national et les présidents des commissions du Conseil national. Objectif de la encontre : trancher définitivement la question de participer aux consultations politiques et à la conférence nationale des forces de l’opposition qui aura lieu le 10 juin prochain.

En plus du parti qui est invité à ces deux rencontres, le membre de l’instance présidentielle, Mohand-Amokrane Chérifi est lui aussi invité par Ahmed Ouyahia comme consultant du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD). Cette invitation est perçue comme un moyen détourné de faire participer le FFS malgré son refus. Mais selon les dernières indiscrétions, Chérifi promet de se « plier à la décision du parti ».

L’autre décision à prendre lors de cette réunion qui se tiendra à huis clos concerne la participation ou non à la conférence nationale des forces de l’opposition qui aura lieu à l’hôtel Mazafran le 10 juin prochain. Les positions du FFS et celle de la Coordination nationale pour les libertés et une transition démocratique se rapprochent. Mais le parti de Ahmed Betatache pense qu’il faut « prendre le temps nécessaire » afin d’organiser une conférence nationale. Or, la CNLTD pense qu’il est temps de rassembler toutes les forces de l’opposition en vue de constituer une vraie alternative au système.

A rappeler que depuis le départ de Hocine Aït-Ahmed, le FFS agit de façon « collégiale ».

Essaïd Wakli