Le ministre de la Communication veut apprendre « les bonnes manières » en termes de déontologie à la presse et aux entreprises. Hamid Grine a affirmé, ce matin à l’école supérieure de journalisme, que les entreprises « doivent donner » leur publicité aux « journaux qui respectent la déontologie ».

Une entreprise « si elle jouit des conditions d’une gestion saine, moderne et compétitive, ne peut être qu’une entreprise vertueuse, dans ce sens où elle choisit ses espaces d’insertion publicitaires dans la presse en fonction de la vertu des titres », a indiqué le ministre qui a ouvert, ce matin à Alger, un cycle de formation au profit des journalistes. Il précise son idée : « Dans ce sens où elle (l’entreprise) ne confie sa publicité qu’à un journal structuré en véritable entreprise, qui forme ses journalistes, les rémunère décemment, loin des salaires humiliants qui touchent à leur dignité et leur assure un plan de carrière et la couverture sociale adéquate ».

Revenant sur ce cycle de formation, à l’occasion d’une conférence donnée par le journaliste algéro-français Rachid Arhab, Hamid Grine estime que les journalistes doivent se soumettre au professionnalisme. «Le journaliste qui ne s’inscrit pas dans le professionnalisme, qui ne croise pas l’information et qui choisit de se risquer dans les méandres de l’information approximative et donc diffamatoire», indique dans ce sens le ministre de la Communication. Ce dernier a révélé que ses services ont adressé des correspondances aux responsables de journaux afin de consacrer « 2% de leurs bénéfices à la formation des journalistes ».

Cela n’est pas une menace pour les journaux, rassure le ministre. « Je suis pour la liberté de presse, de critique, non pour la liberté de l‘insulte. Nous sommes pour une presse libre et responsable qui informe et forme », a indiqué Grine.

Essaïd Wakli