Critiqué, souvent offensé, l’entraîneur de l’équipe nationale de football, Vahid Halilhozic va prendre sa revanche sur certains entraîneurs et notamment des journalistes algériens en mal de sensations.

Depuis son arrivée à la tête de la sélection nationale, il y a de cela 3 ans, le coach bosnien, Vahid Halilhodzic, n’a jamais été en odeur de sainteté avec une bonne partie de la presse algérienne. Il est vrai que Coach Vahid fait partie de cette espèce d’hommes qui poussent la rigueur jusqu’à la perfection. Ses méthodes, parfois dures et brutales, ne font pas forcément plaisir dans un pays (le nôtre) où l’improvisation et l’amateurisme sont souvent des règles de conduite, en témoigne ces déclarations et interviews publiées dans la presse sportive, mais jamais réellement tenues par leur supposé auteur.

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Même pour un novice de football comme votre serviteur, il est impossible de ne pas voir la réalité en face : loin d’être la Mannschaft ou l’équipe du Brésil, l’équipe d’Algérie a beaucoup évolué. Les résultats parlent d’eux-mêmes malgré les quelques couacs qu’on pourrait relever. Mieux, depuis l’arrivée de Vahid, on sent qu’il y a patron dans l’équipe, un pilote dans l’avion Algérie. Halilhozic est dur jusqu’à refuser les interférences dans ses choix techniques. C’est cela qui manquait à l’équipe nationale de football.

L’heure n’est pas aux règlements de compte. Mais cette qualification des verts aux 8è de finales du Mondial brésilien démontre au moins une chose : on ne peut jamais construire une équipe compétitive sans stabilité. La règle est valable dans tous les domaines de la vie. Et ce coach a montré qu’il a besoin d’être laissé tranquille, de travailler. Car, on ne peut tout de même pas juger les gens avant d’entamer leur travail. Les bilans sont tirés après. Et celui de coach Vahid est plus que bon. Il est beau. Savourons cette victoire et laissons Halilhozic nous en procurer d’autres !

Essaïd Wakli