Les imprimeries d’Alger refusent d’imprimer El Fadjr et menacent Echorouk

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La société d’impression d’Alger met ses menaces à exécution. Le journal arabophone El-Fadjr n’a pas été imprimé à cause de dettes impayées, tandis que Echorouk a dû déposer un chèque de garantie pour pouvoir continuer à être imprimé.

Selon des informations recoupées, cela fait une semaine que la SIA a envoyé une mise en demeure au journal El-Fadjr. Ce dernier devait régler une ardoise de plus de 5 milliards de centimes. Pourtant, la directrice du journal, Hadda Hezzam, contactée il y a quelques jours, a expliqué qu’elle a un échéancier qu’elle respecte depuis octobre 2013. Le directeur de l’imprimerie, lui, n’entend pas les choses de la même oreille. Pour lui, le journal a une dette à régler, et c’est tout.

De son coté, le journal Echorouk n’a dû son salut qu’après avoir déposé un chèque de garantie de 6,5 milliards de centimes. Pourtant, le Directeur de ce journal, Ali Fodil, contacté il y a quelques jours, a indiqué qu’il dispose d’un échéancier qu’il respecte. Faux, répond l’imprimeur qui atteste que l’éditeur n’a pas respecté l’échéancier. Des sources concordantes indiquent que Echorouk, qui tire à près de 500 000 exemplaires/jour, doit aux imprimeries publiques près de 700 milliards de centimes (70 millions d’Euros).

La question qui reste sans réponse est celle de savoir pourquoi est-ce qu’on n’applique pas la même règle à tout le monde. Surtout que beaucoup de journaux ont d’énormes dettes auprès des imprimeries publiques.

Essaïd Wakli