La langue Tamazight ne sera pas officialisée en Algérie alors que le président Abdelaziz Bouteflika a promis cette mesure lors de sa campagne électorale pour un 4e mandat successif.  Une promesse qui ne sera pas tenue puisque le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a confirmé jeudi devant les députés du parlement algérien qu’aucune « décision politique » ne sera prise pour officialiser cette langue nationale et maternelle de plusieurs millions d’Algériens.

« Même si nous officialisons cette langue à l’avenir, nous le ferions sans avoir (au préalable) réuni les conditions pédagogiques nécessaires à son enseignement de manière efficace », a justifié à ce sujet, Abdelmalek Sellal. Pour l’heure, le gouvernement semble avoir une toute autre préoccupation. « Tamazight doit être doté d’instruments pédagogiques modernes afin qu’elle occupe la place qu’elle mérite », a expliqué encore Sellal.

Ce dernier s’est contenté à peine d’assurer que les consultations en cours sur le projet de révision de la Constitution pourraient « aboutir à une décision consensuelle qui prenne en compte cette préoccupation », relevant que la responsabilité du gouvernement « consiste uniquement à l’exécution ». Encore une promesse. Mais sera-t-elle tenue ? Pas si sûr. En attendant, des milliers de défenseurs de la langue Tamazight en Algérie devront prendre leur mal en patience.

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