Des feuilletons qui s’inspirent de la situation politique que vivent les pays arabes, à l’instar de la Syrie et de l’Egypte. C’est le défi relevé par plusieurs réalisateurs égyptiens et syriens durant ce ramadhan 2014. 

Ce Ramadhan promet d’être varié en raison de la diversité des feuilletons égyptiens et syriens qui seront diffusés sur les différentes chaînes de télévision satellitaires privées et publiques. Il est impossible de citer tous les titres de séries qui vont envahir nos écrans durant le mois sacré, mais nous évoquerons ici que celles qui promettent sérieusement de récolter les taux d’audimat les plus élevés.

Advertisement

«Saheb El Saada», «Saraya Abidine» «El saïda el Oula» ou encore «Sadik El Omr» sont autant de titres de séries télévisées égyptiennes qui promettent aux téléspectateurs un Ramadhan plus riche et varié en matière de production télévisuelle.

Les œuvres télévisées qui seront projetées durant ce Ramadhan 2014 s’inspirent, pour la majorité du contexte politique et du printemps arabe. Le personnage principal de ces feuilletons est le roi ou le président tyran, dictateur dont la vie est dévoilée dans les détails.

Dans ce sens, le feuilleton, Saraya Abidine du réalisateur Amrou Arafa, la plus grosse œuvre égyptienne qui a coûté plus de 20 millions de dollars, évoque la vie d’Ismaïl Pacha qui était vice-roi puis khédive d’Égypte. Le feuilleton expose toute la période du règne du khédive et sa relation avec sa mère, la reine Khouchiar, et ses épouses.

La série dont la majorité des scènes ont été réalisées entre le palais dans lequel a gouverné le khédive durant l’époque de son règne qui s’étalait de 18 janvier 1863 au 8 août 1879 et le château Salah Eddine El Ayoubi où il passait ses vacances, met en lumière la situation politique, économique et social de l’Egypte de cette époque. Le feuilleton s’est inspiré de la Série historique turque Harim El Soultane dans plusieurs détails à l’instar des accessoires très coûteux des actrices et des décors hyper luxueux. Plus de 250 acteurs et actrices jouent dans cette série qui promet de cartonner et de réaliser le plus grand taux d’audimat, selon le réalisateur égyptien Amrou Arafa.

Dans le feuilleton, El Saïda El Oula (la première dame), c’est la vie de Suzane Moubarak, l’épouse du président égyptien déchu qui est relatée. Le rôle principal est interprété par l’actrice égyptienne Ghada Abderazek, que le téléspectateur algérien a déjà vu dans le feuilleton qui a cartonné il y a de cela quatre ans, «Zohra wa azwajouha el khamsa ». Il évoque la relation entre la première dame et son époux et sa capacité à influencer ses décisions politiques et sa vision des choses.