Après moult hésitations, Abdoudjerra Soltani a fini par trancher. L’ancien président du MSP n’honorera pas l’invitation que lui a faite Ahmed Ouyahia d’assister aux consultations sur la révision de la Constitution.

Dans un communiqué publié hier soir sur le site du parti islamiste, Aboudjerra Soltani explique les raisons de ce refus. Tout en disant avoir un penchant envers la « primauté » de l’intérêt national sur celui des partis politiques. Il cite pour cela l’exemple de son ancien mentor, Mahfoud Nahnah qui, dit-il, qui avait toujours privilégié le dialogue. Mais en plus de cela, Soltani fait remarquer que cette invitation risque de provoquer une fracture au sein de son parti, le MSP. Pour préserver l’unité de son parti, l’ancien ministre a donc décliné l’invitation de Ahmed Ouyahia.

L’invitation adressée à Aboudjerra Soltani comme « personnalité nationale » avait suscité une vive polémique au sein de son parti, le MSP, dont le bureau politique avait décidé de boycotter ces consultations. Le président du parti, Abderrezak Makri avait même interpellé publiquement son prédécesseur en annonçant lui avoir envoyé une lettre l’informant de la décision du bureau national.

Le Front des forces socialistes vit le même dilemme, même si le parti en lui-même n’a toujours pas tranché. Un membre de son instance présidentielle, Mohand-Amokrane Chérifi, a été invité comme consultant des Nations-Unies. Ce dernier n’a pas non plus donné de réponse.

Les Consultations politiques en vue de la révision de la consultation ont commencé dimanche 1er juin.

Essaïd Wakli