Près d’un millier de bambins victimes de violences ont été enregistrés durant les six premiers mois de l’année en cours, d’après des chiffres avancés par la Gendarmerie nationale.

Enlèvements, agressions, abus sexuels, meurtres, les violences subites par la petite enfance continuent de semer la frousse chez les parents, notamment avec la recrudescence du phénomène de kidnappings ces dernières années.

Il y a moins d’une semaine, un nouveau- né a été enlevé au CHU de Constantine. Les parents demeurent alarmés, l’enquête suit son cours mais aucune nouvelle n’en ressort jusque là. Exaspérés, les habitants de la ville de Constantine ont investi, hier, la rue pour mettre pression sur le ministère de l’Intérieur afin qu’il intervienne, mais surtout, dénoncer le « laisser-aller  » des agents de sécurité et du personnel médical du centre hospitalier.

Cela d’autant que la ville en question a vu plusieurs de ses enfants victimes de rapts, suivis d’assassinat. Comme le cas de Haroun et Ibrahim, sauvagement assassinés en mars 2012. La violence dans les milieux scolaires n’est pas à négliger. L’ère des engueulades est révolue, pour laisser place aux insultes verbales et aux violences physiques, allant jusqu’à l’usage d’armes blanches.

Entre 2012 et 2013, quelque 5.000 enfants ont été victimes de maltraitance ou de violence. D’après les statistiques de la Gendarmerie, les grands pôles urbains sont les plus exposés à la violence contre les petits enfants. Et la capitale arrive en tête de liste. Par ailleurs, les chiffres des enfants victimes de violence sont largement excédés par ceux des enfants auteurs de délits ou de crime.

Durant l’année écoulée, la Gendarmerie a recensé 2 723 enfants victimes de violence, contre 2 941 mineurs criminels. Pour venir à bout de la délinquance juvénile et prévenir la violence à l’encontre des mineurs, le Commandement de la Gendarmerie nationale a décidé de mettre en place des brigades spécialisées dans la médiation sociale, constituées d’éléments ayant suivi une formation spécifique, permettant d’assister les brigades chargées des enquêtes et investigations, relatives aux affaires dans lesquelles sont impliqués des mineurs, tenant compte des spécificités de la personnalité des enfants qui exige un traitement différent de celui réservé aux adultes. Dans cette nouvelle approche, le volet psychologique a toute son importance.

Lire la suite sur Les Débats

Notez cet article