La longévité au pouvoir n’est pas un facteur de stabilité, mais fabrique le statu quo et la langue de bois, la fragilité économique et l’exaspération sociale.

Le système politique est en vigueur depuis l’indépendance du pays

Advertisement

Paraphraser Rudyard Kipling c’est dire que «la révolution algérienne n’a pas appartenu aux premiers qui l’ont déclenchée, mais aux derniers qui l’ont terminée et l’ont tirée à eux comme un butin». L’indépendance du pays en 1962 a engendré des dirigeants qui ont confondu nation, peuple, État, socialisme et capitalisme d’État, socialisme national et nationalisme national, droit du peuple algérien à disposer de lui-même et pour lequel il a combattu avec acharnement 7 ans et demi durant, et droit de l’État à disposer du peuple. L’indépendance acquise ne peut avoir de sens que si elle instaure la souveraineté du peuple, la citoyenneté, la liberté et la justice, la justice sociale, ce qui s’appelle agir avec responsabilité à l’égard des générations futures. C’est la liberté qu’il faut recouvrer d’abord, car là où elle fait défaut surgit la tyrannie. Victor Hugo a écrit : «Libérez la liberté, la liberté fera le reste.»

La vie politique a un seul objectif : pérenniser le système politique en place, qui n’a changé ni dans sa nature, ni dans sa fonction, ni dans son rôle. Il est un danger pour la nation. La seule source du pouvoir n’est pas le peuple comme le proclame la Constitution, mais le système politique qui a engendré des pouvoirs dictatoriaux. L’Algérie qui a connu après «une longue nuit coloniale», une longue dictature, prendra-t-elle le chemin du droit, de l’État de droit et d’une démocratie apaisée ? C’est du peuple que vient le pouvoir, c’est dans le peuple que réside la souveraineté et la légalité.

Lire la suite sur El Watan