Invité à donner son avis sur le projet de révision constitutionnelle dans le cadre des consultations dirigées par l’ancien chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, maître Ali Haroun, ancien moudjahid et ancien membre du Haut Comité d’État, a rendu public avant-hier un document contenant sa réponse, dont El Watan détient une copie.

« En relisant le texte de ma déclaration à l’’instance de consultation en vue des réformes politiques, dite ‘commission Bensalah’, il me paraît que la plupart des observations formulées dans ce texte du 14 juin 2011, toujours d’actualité, n’ont retenu aucune attention », fait d’emblée remarquer Ali Haroun, qui « se sent troublé sur le sens de la démarche proposée », s’interrogeant « sur la manière de procéder retenue pour ces consultations et la suite qui leur sera donnée ». Il eut été, à son sens, « plus crédible et plus conforme aux principes d’une démocratie de base qu’une instance aussi représentative que possible, incluant les représentants de l’opposition, soit chargée de dégager, synthétiser et formuler les propositions d’amendement en vue de la révision constitutionnelle projetée ».

« Si la Constitution et les textes subséquents avaient été librement débattus, régulièrement votés puis loyalement appliqués, les réformes à répétition ne s’imposeraient guère », indique Ali Haroun, pour qui « les lois ne valent que par les hommes qui les appliquent et celles qui nous régissent n’ont été ni élaborées par un législateur crédible ni loyalement appliquées, mais au contraire souvent dévoyées et parfois trahies ». Dans sa réponse à Ahmed Ouyahia, l’ancien membre du HCE n’a pas manqué de s’attarder sur l’amendement de la Constitution du 12 novembre 2008. « Il a constitué, selon lui, une violation grave du principe de l’alternance au pouvoir en permettant la réélection indéfinie du Président en exercice, aboutissant en fait à la présidence à vie. »

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