Les présidents des clubs professionnels algériens voulaient, en début de saison, plafonner les salaires des joueurs à 12 millions. Voila que certains footballeurs ont signé des contrats avec des mensulaités dépassant les 300 millions. Mais le cas le plus ahurissant est celui du joueur Youcef Belaili, un produit d’Oran, qui a évolué la saison dernière au club tunisien de l’Espérance.

L’Oranais de 22 ans, Youcef Belaili, qui évoluait au club tunisien L’Espérance, s’est engagé, il y a quelques jours, à l’USM Alger, propriété de l’homme d’affaire Ali Haddad (ETRHB). Un transfert qui s’avère juteux pour le jeune joueur qui voit son salaire mensuel passé de 30.000 euros à L’Espérance à 450 millions de centimes par mois. Avec cette somme mirobolante pour la ligue 1 algérienne, digne d’un championnat étranger, celui que l’on surnomme sur les terrains de foot le « Renard » décroche, pour l’heure, le record de la saison.

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Youcef Belaili devient l’un des joueurs algériens les mieux payés. Il est ainsi mieux lôti que ses homologues qui évoluent dans des clubs européens. Le salaire de Belaili dépasse dorénavant celui de l’international Islam Slimani. Le flamboyant attaquant de l’équipe nationale ne reçoit du Sporting Lisbonne « que » l’équivalent de 150 millions de centimes par mois. Et pourtant, en terme d’efficacité et de réputation, il y a une nette différence entre les deux footballeurs.

Finalement, pas de plafonnement des salaires

Avec ses 450 millions de centimes par mois, Belaili fait exploser le plafonnement des salaires que la fédération de football algérienne (FAF) avait tenté d’imposer. Au début de l’année, la FAF avait effectivement essayé d’acter un plafonnement des salaires à hauteur de 120 millions de centimes pour les joueurs internationax et 80 millions pour les autres. Si cette règle avait été respectée Youcef Belaili n’aurait pu prétendre à une paye supérieure à 80 millions de centimes.

Mais la décision de la FAF, qui reposait sur l’entente entre les présidents de clubs du championnat algérien, est tombée à l’eau. La majorité des dirigeants de clubs ont refusé de revoir la grille des salaires de leurs joueurs. Et face à l’inflation des revenus des joueurs, l’état des finances de certains clubs de ligue 1, déjà inquiétant, risque de se dégrader cette saison encore.

Elyas Nour