Le président de la République annoncera, à l’occasion de la Journée de l’Indépendance, célébrée demain, 5 juillet, un décret de grâce présidentielle qui concernera près de 6.000 prisonniers. Le décret ne touchera pas les personnes impliquées dans des affaires de terrorisme, de corruption et d’abus sexuel sur les enfants.

Comme chaque année, le Président de la République annoncera un décret de grâce présidentielle qui concernera les prisonniers à l’occasion des festivités du 5 juillet.  Ils sont près de 6.000 prisonniers  à attendre impatiemment d’être graciés à l’occasion de la fête de l’Indépendance de l’Algérie, a-t-on appris de plusieurs sources concordantes. Seront concernés les auteurs de délits détenus et en attente de jugement, ainsi que les prisonniers lauréats du baccalauréat. Le décret présidentiel n’inclut pas les auteurs impliqués dans des affaires de terrorisme, les personnes accusées de corruption, les dealers et les kidnappeurs d’enfants, assurent des sources proches du ministère de la Justice.

A ce propos, dans une déclaration au quotidien arabophone Echorouk, maître Brahim Bahlouli, enseignant à la faculté de droit de Ben Aknoun, a déclaré qu’il est inadmissible de gracier les auteurs impliqués dans des affaires de kidnapping, de meurtre ou de viol d’enfants au moment où “la société civile réclame des peines capitales allant jusqu’à la peine de mort à leur encontre“.

Rappelons enfin que l’année dernière quelques 5.000 prisonniers ont été concernés par la grâce présidentielle à l’occasion de la fête de l’Indépendance. La grâce a concerné les personnes détenues et en attente de jugement, les détenus condamnés définitivement ayant suivi un enseignement ou une formation professionnelle, durant leur incarcération.

Nourhane S.