Abdelaziz Bouteflika fait depuis 24 heures un incroyable forcing diplomatique pour ramener la paix à Gaza, ville qui ne compte plus ses morts et ses enfants déchiquetés par les bombardements israéliens.

Abdelaziz Bouteflika, après avoir fêté les 100 jours de son 4e mandat, a lancé des initiatives diplomatiques dans l’optique d’obtenir un arrêt urgent de l’offensive israélienne contre Gaza. Il s’est entretenu, mercredi, successivement avec son homologue égyptien, Abdelfetah Sissi, ainsi qu’avec l’émir du Qatar, Temim Ben Hamed Al Thani, sur la situation à Gaza, affirme sur un ton fier un communiqué du palais d’El-Mouradia.

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Un communiqué qui nous explique que  » le président Abdelaziz Bouteflika a également discuté avec ses interlocuteurs des voies et moyens d’une action arabe commune plus intense en vue d’amener la communauté internationale à obtenir un arrêt urgent de l’agression israélienne à Gaza ainsi que pour une solidarité arabe accrue aux côtés de la population palestinienne à Gaza « .

Mais quelle action concrète va émerger de ces discussions ? Comment Bouteflika envisage-t-il de faire plier Israël à ses exigences de paix ? Pour l’heure, le locataire d’El Mouradia ne dit absolument rien. Et pourtant, aujourd’hui, il paraît réellement compliqué de trouver un consensus arabe à même d’exercer des pressions utiles pour arrêter l’offensive israélienne contre Gaza. Entre une Égypte qui  affiche presque publiquement son soutien à une action hostile au Hamas et une Arabie Saoudite obnubilée par sa guerre froide contre l’Iran, Gaza se retrouve au cœur d’un bras-de-fer diplomatique qui ne lui est nullement favorable.

Et puis, tout le monde le sait, Israël ne fléchira jamais face à de simples pressions arabes. Depuis le début de la tragédie palestinienne, seule l’arme du pétrole utilisée pendant les années 70 a réussi à obliger l’Occident à revoir sa politique d’appui à l’entité sioniste. Mais aujourd’hui en 2014, Bouteflika n’aborde jamais la possibilité d’utiliser le pétrole comme une arme stratégique. Alors comment peut-il réellement apporter la paix à Gaza ? On ne le sait pas trop. On sait juste qu’il a décidé d’une aide financière urgente de 25 millions de dollars au profit de la Palestine et notamment de Gaza. Mais l’argent n’a jamais arrêté une guerre, et Bouteflika est le premier à le savoir.