Plus de 72 heures après le crash de l’avion de Air Algérie, les autorités semblent avoir pris la conscience de leur manque flagrant de communication. Après une absence de deux jours, le ministère des Affaires Etrangères a repris la communication institutionnelle en main.

Avant cette sortie des Affaires Etrangères, le premier ministre, Abdelmalek Sellal, a été le premier à s’exprimer, depuis Constantine où il effectue une visite, sur ce crash de l’avion d’Air Algérie, reliant Ougadougou à Alger jeudi dernier. « Il n’y pas de groupes terroristes dans la région, lesquels groupes ne sont pas  équipés pour cibler un avion à près de 10 000 mètres d’altitude avec une telle exactitude », a-t-il dit.

Durant toute la journée de samedi, le chargé de communication du ministère des Affaires étrangères a fait plusieurs communications. Abdelaziz Benali-Chérif a notamment annoncé l’arrivée, sur le lieu du crash, d’une délégation algérienne. La délégation, présidée par Amar Ghoul, est composée des représentants du ministère de la Défense nationale (MDN), du PD-G  d’Air Algérie, Mohamed Salah Boultif, des membres de la protection civile, des médecins et des représentants de la Direction générale des Douanes. L’ambassadeur d’Algérie à Bamako, des cadres de Vérital (contrôle technique  en aéronotique et la marine), de la compagnie espagnole Swiftair, de l’Entreprise  nationale de la navigation aérienne (ENNA) et de la police scientifique de la  Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) ainsi que des journalistes font également partie de cette délégation, a-t-il ajouté.

Pour rectifier le tir sur l’absence de communication officielle, le porte-parole du ministère des Affaires Etrangères a même rappelé qu’une cellule de crise est à l’œuvre au niveau du ministère des Affaires Etrangères et que l’Algérie ‘a été la première à être informée’ du crash.

Cela suffit-il pour cacher une absence de communication qui a tout de même marqué les esprits ?

 

Essaïd Wakli