La multiplication des appels de la société civile pour la non-exploitation du gaz de schiste n’a pas altéré la détermination des autorités algériennes d’emprunter cette voie.

Une source du groupe Sonatrach a affirmé à l’agence officielle APS que la compagnie pétrolière «prévoit d’entamer l’exploitation des importants gisements de gaz de schiste de l’Algérie à partir de 2020». Les premières ambitions de Sonatrach prévoient une «capacité de production de 30 milliards de m3 par an comme première phase».

La contestation nourrie par des mouvements associatifs, partis politiques, universitaires ou simples citoyens semble avoir été vaine. Malgré la forte demande de l’ouverture d’un débat autour de la question, Sonatrach est finalement entrée dans la phase opérationnelle de l’exploitation du gaz de schiste. L’entreprise étatique a déjà procédé à des tests dans ce sens. «Les tests réalisés, après fracturation, ont permis de relever que les débits obtenus restent comparables à ceux obtenus sur les gisements shale américains produisant commercialement», a indiqué la même source. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), «l’Algérie possède les troisièmes réserves techniquement récupérables au monde des shale gaz, estimées à 700 TCF (trillions de pieds cubes)».

Par ailleurs, selon une étude réalisée par le Département américain de l’énergie (DoE) en collaboration avec la firme américaine Advanced Ressources international, le pays «compte sept importants bassins renfermant le gaz de schiste». Il y a quelques mois, en début de l’année, l’Algérie a autorisé des forages pilotes. Ce qui veut dire que les autorités sont décidées à exploiter le gaz de schiste, malgré les cris de dénonciations.

Elyas Nour