La rumeur sévit une nouvelle fois. Des informations non confirmées ont fait état, ces dernières 48 heures, de la dégradation de l’état de santé de Hocine Ait Ahmed, l’un des chefs historiques de la révolution algérien et fondateur du parti de Front des forces socialistes, le plus vieux parti d’opposition en Algérie.

Or, il s’avère, d’après des informations recoupées auprès de cadres du FFS, que l’information n’est pas vraie. « A l’occasion du 52ème anniversaire de l’indépendance nationale, certains, au lieu de rendre hommage à Hocine Ait Ahmed, font propager une fausse information sur son hospitalisation. Monsieur Ait Ahmed n’est pas hospitalisé. Il se porte bien ! », Écrit, entre autres, Chaffaâ Bouaîche, un responsable du FFS, député et président du groupe parlementaire du FFS à l’APN, sur son compte Facebook. « Il n’a même pas quitté son domicile. C’est une rumeur », répond, de son coté, le chargé du Communication du FFS, Youcef Aouchiche, cité par le journal arabophone, El-Khabar.

Ce n’est pas la première fois que des rumeurs circulent sur l’état de santé de Hocine Aït-Ahmed, âgé de 88 ans. Etabli à Genève, en Suisse depuis une cinquantaine d’années, le chef historique du FFS n’apparaît plus sur la scène publique. Ces rumeurs sont donc régulières depuis notamment une attaque cardiaque dont l’homme a été victime  en 1999 en pleine campagne électorale pour l’élection présidentielle. Aït-Ahmed, fondateur du FFS en septembre 1963, s’est retiré officiellement de la politique en 2012 lors du dernier Congrès de son parti, tenu à Alger.

 

Essaïd Wakli