L’Allemagne est devenue hier soir à Rio (Brésil) championne du monde de football pour la quatrième fois de son histoire, en remportant la finale de la Coupe du monde (1-0 après prolongations face à l’Argentine). Un hasard? Pas vraiment. Algerie-focus vous explique ce qui a fait la force de la Mannschaft version 2014.

1. La culture de la gagne

“Le football est un sport simple : 22 hommes courent après un ballon pendant 90 minutes, et à la fin, c’est toujours les Allemands qui gagnent!” La fameuse citation du britannique Gary Lineker est toujours utile pour briller dans une soirée football/canapé entre amis. Mais force est de constater qu’elle se vérifie un peu plus à chaque compétition : l’Allemagne a signé au Brésil sa quatrième demi-finale de Coupe du Monde d’affilée, une performance inédite dans l’histoire de la compétition créée par Jules Rimet en 1930.

La statistique : le palmarès de l’Allemagne, 2e nation au classement FIFA (5 juin 2014). 4 victoires (1954, 1974, 1990 et 2014) et 4 finales (1966, 1982, 1986 et 2002) en Coupe du monde, 3 titres (1972, 1980, 1996) et 3 finales (1976, 1992 et 2008) à l’Euro.

2. Une génération dorée

Franz Beckenbauer, Gerd Müller, Rudi Völler… Si les prédécesseurs sont illustres, la nouvelle génération allemande n’a pas grand chose à leur envier. La plupart des joueurs évoluent ensemble depuis de nombreuses années, que ce soit au Bayern Munich ou en équipe nationale. La moyenne d’âge est encore jeune mais le nombre de sélections déjà élevé (42,4 en moyenne), à l’image du milieu de terrain Bastian Schweinsteiger, 29 ans et déjà plus de 100 sélections -dont 18 en trois participations à la Coupe du Monde.

La statistique : 4 joueurs allemands (Mats Hummels, Toni Kroos, Philipp Lahm et Thomas Müller) étaient nominés dans le classement du meilleur joueur de la Coupe du Monde 2014, finalement remporté par l’argentin Lionel Messi.

3. La meilleure attaque

Les anciens évoquent souvent la rugosité ou l’organisation de la défense allemande, mais il ne faut pas oublier que l’attaque de la Nationalmannschaft a été la plus prolifique du Mondial avec 18 buts -dépassant par la même occasion le Brésil au total du nombre de buts inscrits en Coupe du monde (224). Certes, si l’on enlève les 11 buts des deux matchs contre le Portugal (4-0) et le Brésil (7-1), cela ne fait “plus que” 7 réalisations en 5 rencontres. Mais il est tout aussi important de relever la force collective de l’Allemagne, avec 82% de passes réussies tout au long du tournoi et des buteurs variés : Müller (5), Schürrle (3), Hummels (2) Kroos (2) Klose (2), Götze (2), Khedira (1), Özil (1).

La statistique : 16 buts ont été inscrits en phase finale de Coupe du monde par l’attaquant Miroslav Klose, 36 ans et 137 sélections, premier quadruple médaillé mondial de l’histoire (or en 2014, argent en 2002, bronze en 2006 et 2010). Pour sa quatrième participation à une Coupe du monde, il a égalé puis dépassé le record de l’attaquant brésilien Ronaldo, présent dans le stade pour saluer cette performance lors de la fameuse demi-finale où la Mannschaft a étrillé ses compatriotes (7-1).

4. Le meilleur gardien

On a beaucoup loué l’efficacité offensive allemande, mais que dire de sa solidité défensive -symbolisée par son dernier rempart infranchissable Manuel Neuer? Durant toute la compétition, le portier allemand de 28 ans n’a encaissé que 4 buts en 7 rencontres -deux contre le Ghana, un face à l’Algérie (en toute fin de prolongation, à 2-0) et un en demi-finale contre le Brésil (à 7-0 pour son équipe). Et surtout, “Schnapper” (la perche, 1m93 pour 92kgs) a déjoué toutes les tentatives des deux meilleurs joueurs du monde qui ont croisé sa route, d’abord le double ballon d’or Christiano Ronaldo lors du premier match, puis le quadruple lauréat du célèbre trophée Lionel Messi en finale.

La statistique : 86% de tirs cadrés arrêtés pour Manuel Neuer, qui n’a pas non plus hésité à sortir souvent de sa surface pour jouer en position de “libéro” et couper les appels en profondeur des attaquants adverses.

5. Un soutien indéfectible

Si le public est souvent qualifié de douzième homme, en référence aux onze acteurs déjà présents sur la pelouse pour un match de football, l’Allemagne comptait également dans les rangs de ses supporters de nombreuses supportrices. Et pas des moindres, à commencer par la chanteuse barbadienne Rihanna.

La statistique : 250 000 personnes étaient réunies, dimanche soir devant l’écran géant installé près de la Porte de Brandebourg (Berlin), pour suivre le premier sacre d’une équipe européenne sur le continent sud-américain.

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