Les retards du train Blida-Alger rendent la vie dure aux usagers qui ne cessent de se plaindre de ce désagrément. En dépit de l’amélioration des prestations de services de la SNTF, notamment en matière de confort des nouveaux trains, plusieurs citoyens se disent contrariés et contraints « de ne plus emprunter ce moyen de transport ». 

« Il est inadmissible de devoir attendre plus d’une demie-heure pour emprunter son train. Ce n’est pas la première fois que la ligne Alger-Blida est affectée par ce problème. Le pire est qu’on ne vous avise même pas pour prendre vos dispositions. Tout se déroule dans une anarchie totale et nous sommes constamment en retard » déplore, en colère, Sabah, la trentaine, fonctionnaire.

Pour cet usager de la SNTF, se rendre à son travail à Alger est devenu un véritable parcours du combattant. «J’habite El Afroune et je travaille à la Grande Poste et depuis quelques jours, j’arrive en retard au bureau. Prendre un bus d’El Afroune est un calvaire que seul le train nous épargnait, mais voilà que même le train est devenu un moyen de transport peu fiable en raison des retards qu’il accuse », se plaint-elle.

À l’instar de Sabah, de nombreux usagers du train Blida-Alger pensent ne plus emprunter ce moyen de transport qui, en dépit de l’amélioration des prestations, accuse des perturbations dans les horaires de départ et d’arrivée. « Nous étions très heureux après la mise sur rails des locomotives électriques qui nous assurent un confort inégalable. Cependant, peut-on se contenter du confort sans régularité ? Certainement, pas », avoue Rabah, un usager habitant à Blida.

Les usagers pensent à des alternatives

Les perturbations persistantes dans les horaires de la ligne Blida-Alger ont poussé plusieurs usagers à se tourner vers d’autres moyens de transport, « moins confortables ». «Je suis contrainte de sortir chaque matin à 6h pour pouvoir arriver à mon bureau à l’heure surtout que le bus est moins rapide que le train », déclare, Hind. De son côté, Abdou, un fidèle usager de la SNTF, déclare prendre sa voiture pour s’épargner le trajet en bus. « Même si les embouteillages demeurent un souci majeur, je préfère rouler en voiture au lieu d’attendre le bus. Toutefois, si le train nous permet d’arriver à destination en 20 minutes, le trajet en voiture peut prendre jusqu’à une heure et demie de temps, si ce n’est pas plus»,  assure-ce fonctionnaire dans une institution publique « confrontés au quotidien » aux perturbations dans les horaires des trains de la banlieue ouest.

Pour expliquer les raisons de ses retards qui rendent infernal le quotidien des centaines d’usagers, le directeur général de la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF), Yassine Bendjaballah, a indiqué, dans une déclaration à l’APS, que «les conducteurs de train sont contraints de réduire leur vitesse en raison des actes de malveillance répétés contre les installations de signalisation et de télécommunication » dont le bon fonctionnement est indispensable à la régularité et à la sécurité de circulation des trains».

Il est à rappeler, selon le rapport de la SNTF, qu’en juin 2013, 7 actes de malveillance contre les installations de signalisation et de télécommunication au niveau de la wilaya d’Alger, 13 actes de vandalisme et 9 attaques de train par des jets de pierres causant des blessures à un travailleur et à des voyageurs ont été signalé.