De tous les joueurs algériens qui ont disputé les deux dernières coupes du monde, Raïs M’bolhi fait figure d’exception. Si Taider et lui sont les seuls joueurs ayant acquis la nationalité algérienne grâce à leurs mères, M’bolhi a le monopole de la régularité avec les Verts. Mieux, le portier algérien prend de l’assurance et devient, en l’espace de quelques années, comme une référence pour les joueurs algériens.

Alors qu’il a été critiqué au début de son aventure avec les Verts, à cause, notamment, des ses origines congolaises, M’bolhi a pris sa revanche sur le terrain. Très peu bavard et ne se confiant que très rarement aux médias, le gardien de 28 ans a réussi à surprendre son monde par son sang-froid légendaire. Sous la tempête ou sous les attaques foudroyantes des attaquants adverses, Raïs M’bolhi reste imperturbable.

La prestation plus qu’honorable du gardien algérien lors de la coupe du monde au Brésil n’est donc que l’illustration parfaite d’un talent qui ne fait que confirmer ce que les observateurs pensaient de lui. C’est également le résultat de la confiance du grand Vahid Halhilozich qui tient a tenu à l’impliquer à des moments cruciaux de sa vie, notamment à l’époque où M’bolhi n’avait pas de club employeur.

Plus qu’un gardien de classe mondiale, Raïs M’bolhi est également un exemple que même né en dehors du pays de sa mère ou de celui des autres joueurs, on peut tout de même mouiller le maillot et donner le meilleur de soi pour faire honneur à la nation. M’bolhi a prouvé qu’il ne suffit pas de naître à Oran ou à Biskra pour se sacrifier pour le drapeau. Ce drapeau il faut l’aimer, comme son métier d’ailleurs !

Bravo Raïs !

 

Essaïd Wakli