Dans une économie libre, l’entreprise ayant en charge la gestion du Tramway d’Alger aurait déclaré faillite. La société n’est pas rentable. Et pour cause ? Ils sont nombreux les algériens qui ne paient pas leurs titres de transport.

Selon Gregory Malet, directeur général de la SETRAM Alger, il y a «20 % de resquilleurs» parmi les personnes contrôlées par les agents du Tramway. En d’autres termes, une personne sur cinq ne paie pas son ticket. Reliant Bordj El Kiffan (Est d’Alger) au Ruisseau, ce moyen de transport a été une solution tant attendue par beaucoup de citoyens. Mais nombre d’entre eux, notamment ceux qui empruntent le tram au niveau des stations intermédiaires, n’achètent pas de tickets, ou bien ne le composte pas afin de l’utiliser une autre fois.

Pour y remédier, la direction de la SETRAM Alger compte à l’avenir renforcer ses équipes. Plusieurs nouveaux contrôleurs vont être recrutés. Certains seront postés au niveau des 33 stations, tandis que d’autres feront des rondes à l’intérieur des rames. Les contrôleurs exerçants actuellement vont bénéficier de formations dans les prochains jours. L’entreprise compte tout faire pour mettre un terme à cette situation.

A noter que lorsqu’un usager est «pris» par les contrôleurs dans une rame sans titre de transport, il doit s’acquitter d’une amende de 100 dinars. Certains n’acceptent pas de payer, ce qui provoque parfois des «rixes». Selon Gregory Malet, deux à trois agents de contrôles sont agressés chaque semaine par les resquilleurs. Une situation intenable pour la SETRAM Alger, qui menace selon elle jusqu’à la pérennité de ce moyen de transport.

Elyas Nour

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