Le cabinet canadien Mercer a publié en début de semaine les résultats de son enquête sur les villes les plus chères du monde pour les expatriés. De manière plutôt surprenante, les deux premières villes de ce classement sont africaines.

Quelle est la ville la plus chère du monde pour les expatriés ? New-York ? Londres ? Sidney ? Genève ? Pas du tout ! C’est Luanda en Angola qui arrive cette année en tête du classement publié par Mercer, suivie de près par N’Djamena au Tchad, deux villes qui ne sont pas généralement présentées comme des villes riches.

Plusieurs facteurs expliquent cet étonnant duo de tête. « Alors que Luanda et N’Djamena sont des villes relativement peu coûteuses, elles sont très chères pour les expatriés, puisque la plupart des biens de consommation est importée. En outre, trouver un hébergement sûr qui réponde aux normes occidentales peut être difficile et très coûteux aussi. C’est généralement pourquoi certaines villes africaines ont un classement élevé dans notre enquête », explique Ed Hannibal, associé et leader mondial pour l’activité mobilité internationale de Mercer.

Comme l’indique le communiqué publié le 10 juillet dernier par Mercer, l’enquête est « conçue pour aider les entreprises multinationales et les gouvernements à établir les allocations qu’ils versent au salariés expatriés ». Pour établir son classement, Mercer évalue d’une part les effets de change par rapport au dollar américain, et d’autre part le prix de plus de 200 produits faisant partie du panier de consommation des ménages expatriés (logement, transport, nourriture, vêtements, articles ménagers, divertissements, etc.). Au total, 211 villes, réparties sur les 5 continents, figurent cette année au classement.

Le reste de l’étude est moins surprenant. Les villes asiatiques et européennes continuent de dominer le classement (Hong-Kong et Singapour sont respectivement 3e et 4e), tandis que la ville la moins chère du monde pour les expatriés est Karachi, au Pakistan.

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