Le Ramadhan a été moins meurtrier sur les routes d’Algérie cette année par rapport à l’an passé, selon un bilan de la police.

Le nombre d’accidents sur la voie publique a connu une baisse durant le Ramadhan 2014, comparativement à la même période l’année passée, relève la police nationale dans un communiqué rendu public ce mercredi. Ainsi, cette année, il y a eu 1.084 accidents ayant causé 64 décès et 1.469 blessés, alors qu’en 2013 69 personnes avait été tuées dans un accident routier et 1.715 blessées. Au total, 1.392 accidents de la route avait été enregistrés en 2013 durant le mois sacré de Ramadhan. Ainsi, le nombre d’accident a diminué de 22% (308 accidents) en 2014 par rapport à 2013 tandis que celui des blessés de 14,34% (246) et des décès de 7,24% (5 décès).

C’est au niveau d’El Eulma, à 26 km à l’est de Sétif, que les accidents les plus mortels ont été enregistrés sur l’autoroute Est-Ouest, tuant notamment quatre membres d’une même famille durant les fêtes de l’Aïd el-Fitr, précise la DGSN.

En baisse, le nombre d’accidents routiers reste malgré tout élevé d’autant plus qu’il ne concerne pas l’ensemble du territoire national. En effet, la DGSN fait valoir que les chiffres avancés ce mercredi, via communiqué de presse, concerne seulement l’espace urbain c’est-à-dire la ville, où la police a autorité puisuqu’en dehors la responsabilité incombe à la Gendarmerie nationale. Pour la DGSN, la baisse d’accidents routiers au cours du Ramadhan est le résultat de la campagne de sensibilisation, effectuée par ses différents services et brigades. La police a cité, par exemple, l’opération « ftour collectif » menée sur différents axes routiers, à l’heure du maghreb, où des repas ont été distribués aux automobilistes se trouvant sur les routes à ce moment-là. Une occasion pour la sureté nationale de prodiguer conducteurs pressés de rompre le jeûne de précieux conseils et orientations.

Elyas Nour