Passé l’euphorie née de l’obtention du bac, les lauréats et leurs familles sont confrontés à un choix décisif de la filière à suivre. Indépendamment des notes obtenues, parents et bacheliers se mettent à rêver de médecine, de pharmacie et de chirurgie dentaire. Des filières «nobles» qui continuent d’alimenter les fantasmes.

À peine le temps de savourer leur joie, les bacheliers sont appelés à entamer le parcours qui leur permettra à terme de s’inscrire dans une université. Tous n’ont pas obtenu d’excellentes notes mais beaucoup rêvent de carrière de médecin, de pharmacien, de vétérinaire ou de pilote. Des filières qui continuent d’alimenter l’imaginaire et de faire rêver. Les parents y voient le couronnement d’un cursus, l’aboutissement de tant d’années de sacrifices pour les enfants. Dans l’imaginaire collectif, être médecin, pharmacien ou même à défaut vétérinaire, c’est le parachèvement d’années de labeur et de sacrifice. Les statistiques le démontrent bien : chaque année, les filières biomédicales enregistrent une demande record. Les nouveaux bacheliers les inscrivent systématiquement sur leurs fiches de vœux. Beaucoup n’y ouvrent pourtant pas droit car n’ayant pas obtenu les notes minimales exigées pour y accéder.

Mais depuis quelques années, d’autres filières font également rêver. Les grandes écoles tentent de rivaliser avec les filières traditionnelles. L’école de commerce, celle de l’informatique, polytechnique ou d’architecture sont de plus en plus prisées. Les conditions d’accès sont un peu plus difficiles car le recrutement y est national. Les bacheliers sont classés par ordre de mérite et seuls les meilleurs finissent par y être acceptés. La renommée de ces écoles a fait de ces dernières, les nouveaux chouchous des bacheliers qui à défaut de pouvoir mettre une blouse blanche peuvent toujours se consoler en brandissant un diplôme délivré par une grande école. Seuls les meilleurs arriveront pourtant à réaliser leur rêve ou celui de leurs parents car c’est souvent ces derniers qui pèsent lourdement sur la décision des bacheliers. D’ailleurs beaucoup d’entre eux finissent par remplir la fiche de vœux de manière aléatoire sans prendre en compte les directives du ministère de l’Enseignement supérieur qui attire pourtant l’attention des bacheliers sur la nécessité de mettre toutes les chances de leur côté afin d’être orientés selon leurs vœux mais surtout selon leurs capacités. Le système informatique ne s’encombre en effet ni des rêves des bacheliers ni encore moins des fantasmes de leurs parents. Il prend en compte les notes et les capacités d’accueil, ruinant souvent des espoirs et mettant un terme à beaucoup de rêves.

Lire la suite sur Le Soir d’Algérie

Notez cet article