Adoptée à la majorité les membres de l’Assemblée populaire nationale (APN), la loi relative au service national est actuellement en débat au niveau du Conseil de la Nation. La loi portant principalement sur la réduction du délai du service national à une année au lieu de 18 mois ne fait pas l’unanimité au niveau du Conseil de la Nation.

Si des membres du conseil de la Nation saluent l’adoption de la nouvelle loi relative au service national, qui propose, entre autres, la réduction de la durée du service national à une année, au lieu de 18 mois, l’abrogation de l’article 7, portant obligation de présenter la carte militaire pour pouvoir prétendre à un emploi et la comptabilisation de la période du service national dans la retraite anticipée ou proportionnelle, d’autres soulignent certaines défaillances au niveau de cette loi.

La réduction de la durée du Service national à 6 mois a été catégoriquement refusée. Mais au Conseil de la Nation, il reste des voix pour prendre au sérieux cette demande notamment dans le cas des bacheliers et des diplômés d’université. A ce propos, Saleh Derradji, du parti du Front de libération nationale (FLN), a proposé la réduction à six mois, au lieu de douze, mais seulement pour les bacheliers et diplômés universitaires. Intervenant lors d’une séance plénière consacrée au débat de la loi relative au service national, M. Derradji a estimé que cette mesure motiverait les jeunes à continuer leurs études afin de bénéficier de la réduction de la durée du service national. Dans ce sens, M. Derradji a précisé que plus de 150.000 jeunes en âge d’être mobilisés refusent à l’heure actuelle d’accomplir ce devoir civique en raison de sa trop longue durée.

De son côté, Tahar Kelil, du Rassemblement national démocratique (RND), s’est intéressé à l’importance d’apporter une meilleure clarification sur les conditions de dispense. Pour sa part, le membre du Conseil de la Nation, Mohamed Lazhar (RND) a appelé à l’augmentation de la pension mensuelle et à une meilleure considération des jeunes ayant effectué leur service national. « Ces derniers doivent être prioritaires quand il s’agit de recrutement », a-t-il souligné. S’adressant au ministre de la Défense, Mohamed Mani, du FLN, a appelé à une amnistie générale qui « devrait concernée les jeunes qui ont manqué de s’inscrire dans les bureaux du service national ».