Pour protester contre la poursuite des violences dans la Vallée du M’zab, des dizaines de mozabites ont organisé, ce matin de dimanche 13 juillet, un grand rassemblement devant la Maison de la Presse, Tahar-Djaout, à Alger.

Portant des pancartes où on peut lire, entre autres, « nous demandons la paix » et « la justice », les manifestants ont scandé, à gorges déployées, de slogans hostiles à « la passivité » des autorités nationales et locales. « Baba Mohamed, nous ne t’oublions pas ! », scandent-ils, pour rappeler le dernier mort des événements. Le portrait de la victime, ensanglantées, est également porté par les manifestants. «Les meurtres deviennent des accidents », ajoutent-ils encore en allusion à la mort « accidentelle » d’un homme, dont la moto a été renversée, vendredi, dans des conditions obscures.

Pour rappeler leur attachement à l’unité nationale, les manifestants ont entonné l’hymne national, Qassaman, déchirant ainsi le ciel algérois. « Nous voulons l’application des lois de la République », insiste un citoyen rencontré sur les lieux. Pour notre interlocuteur et ses accompagnateurs, « la République a failli » à Ghardaïa. Comme à chaque occasion, les manifestants ont également dénoncé «la passivité des services de sécurité et de l’Etat ».

Les heurts ont repris ces derniers temps dans la Vallée du M’zab suite à la mort d’un homme vendredi dernier. Les accrochages ont opposé, tout le week-end, des jeunes mozabites aux forces de sécurité. Des informations indiquent que la situation s’est apaisée ces dernières heures dans la région.

Essaîd Wakli