La bureaucratie et les écueils administratifs ont encore la peau dure dans nos administrations. Malgré les dernières mesures prises par le ministère de l’Intérieur et des collectivités locales pour simplifier « la corvée » qu’est de se faire délivrer des documents administratifs, les citoyens algériens prennent encore leur mal en patience devant les guichets. Témoignage d’un citoyen en colère contre l’administration locale de Chéraga, à Alger.

Dans la matinée de ce lundi, un habitant de Ain Benian, à l’ouest d’Alger, s’est adressé à la rédaction d’Algerie-focus.com pour raconter ce qu’il a subi durant cette même matinée, au siège de la daïra de Chéraga, en allant déposer un dossier pour se faire délivrer un passeport biométrique. Pour se faire, celui-ci était muni de toutes les pièces nécessaires pour le dép.ôt de son dossier. C’était sans compter sur l’humeur lunatique des fonctionnaires de l’administration algérienne. Cet employé d’un grand opérateur téléphonique s’est ainsi vu refuser le dépôt de son dossier, « car l’original de mon attestation de travail contient une toute petite égratignure tout au bas de la page. Le cachet et la signature de mon employeur sont très visibles. Devant l’entêtement du préposé au guichet, j’ai alors proposé de lui laisser une photocopie de ma carte professionnelle, pour qu’il soit sûr que mon attestation de travail est bien vraie. Il m’a zappé d’un revers mains pour faire passer un policiers en uniforme, venant avec trois dossiers entre les mains », témoigne-t-il sur Algérie-Focus.com. « Ce policier n’avait même pas un dossier complet, ce que j’ai vu de mes propres yeux, mais l’agent en question a reçu en bonne et due forme son dossier », ajoute-t-il encore. « Je suis allé voir un collègue à lui et je lui ai expliqué mon cas. Celui-ci été sensible à mon cas et est allé voir son chef de service. En lui montrant mon dossier, ce chef de service a constaté que mon dossier est complet, il a donné instruction à l’agent en question pour recevoir mon dossier, en l’accompagnant d’une photocopie de ma carte professionnelle. Je suis alors revenu me disant qu’il va enfin le recevoir. L’agent en question s’est entêté et ne voulait même pas recevoir mon dossier, cela malgré l’instruction de son chef de service », raconte, dépité, ce jeune homme.

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Les pratiques de ce genre, qui son courantes dans nos administrations, mettent en échec tous les efforts de l’Etat pour l’amélioratiren du service public.

Arezki IBERSIENE