Le ministre de l’Agriculture et du développement rural, Abdelouahab Nouri, a déclaré hier, lors d’une rencontre avec des éleveurs de bétails de la wilaya de Ain Defla, que près de 2 500 bovins ont été abattus depuis le début de l’épidémie de fièvre aphteuse.

Des pertes considérables si l’on considère la cherté des bêtes, sans compter le déséquilibre que va provoquer cette situation sur le marché de la viande d’ici quelques semaines. Mais, jusque là, les choses ne sont vraiment graves, a laissé entendre le premier responsable du secteur, puisque le cheptel bovin national est estimé à près de deux millions de têtes.

Pour ne pas pénaliser les éleveurs touchés par l’épidémie de fièvre aphteuse, le ministère a décidé d’indemniser ceux qui ont subit des dégâts. Ceux là toucheront 80% du prix réel d’une bête, précise-t-on.

Les autorités affirment que la fièvre aphteuse est actuellement sous contrôle. Un premier lot de vaccin a été envoyé aux directions de l’agriculture des wilayas du pays. Un second lot d’un million de doses devrait être distribué incessamment. Pour la journée d’aujourd’hui (dimanche 17 août), 2 000 doses ont été réceptionnées à Biskra alors que Batna a reçu 9 000 doses. A Ain Defla, 11 000 vaches, sur 41 000 ont été vaccinées.

Malgré les efforts des éleveurs et des autorités, six foyers de fièvre aphteuse ont été enregistrés à Blida. Les localités concernées sont Larbaa, Guerouaou, Ouled Moussa, Oued El Alleug et Bougara. Des localités où se ravitaillent notamment les commerçants de la capitale, elle aussi touchée par l’épidémie. Dans plusieurs régions du pays, les citoyens évitent désormais la viande bovine. Si, dans un premier temps, les prix ont baissés, certains craignent une hausse dans les semaines à venir, en raison de l’indisponibilité de la viande.

Elyas Nour

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