La décision de fermeture des comptes bancaires de l’association musulmane Barakacity en France, par les deux banques françaises, Société Générale, et CIC, a mis en colère les responsables de cette ONG, qui appellent au boycott de ces deux institutions bancaires.

La décision prise par les deux banques françaises, Société Générale et CIC, a poussé les militants de l’ONG Barakacity à appeler au boycott de ces deux banques. Un appel au boycott relayé à travers les réseaux sociaux, qui a déjà rencontré un intérêt auprès de la communauté musulmane de ce pays. C’est du moins ce que fait savoir cette association à travers sa page Facebook, diffusant une carte des pays qui observent le boycott de ces deux institutions bancaires. L’Algérie fait d’ailleurs partie des pays qui boycotte ces deux banques, d’après la carte publiée par Barakacity sur sa page Facebook. « L’appel au boycott de la Société Générale commence à prendre une dimension internationale, puisque des pages se créent en réaction à la décision de clôturer le compte de BarakaCity, et appellent à fermer tous les comptes dans les pays où est implantée la Société Générale ».

Sanctionnée pour son soutien à Gaza ?

Barakacity

La décision de fermeture des comptes de l’association, prise par les deux banques françaises le 19 août dernier, ne trouve aucune justification aux yeux des membres de cette ONG. D’autant plus que leur association travaille dans le strict respect des lois françaises régissant les associations et autre ONG. « Au vu de nos activités et transactions cristallines et non équivoques, des factures à l’appui de toutes nos actions et initiatives, de la provenance des fonds dont la traçabilité peut être explicitée et justifiée et donc de la transparence intrinsèque à notre organisation », écrit le président de cette association, Idriss Simahdi, sur le site de son association. Les militants de cette association n’hésitent pas à lier cette décision » arbitraire » à leur solidarité envers la population de la bande de Gaza, durant les dernières attaques de l’armée israélienne, et qui ont fait plus de 2.000 morts.

De son coté, société Générale ne s’exprime pas sur ce sujet. Un mutisme que la banque justifie par le fait que la réglementation en vigueur ne lui permet pas de parler. « Suite à vos réactions concernant la fermeture d’un compte d’une association, Société Générale, tenue réglementairement par le secret bancaire, ne pourra répondre sur un dossier privé », écrit ainsi cette banque française sur sa page Facebook. Le bras de fer continue…

Arezki IBERSIENE