Les enfants algériens ne sont pas épanouis dans la vie qu’ils mènent, révèle une étude élaborée par le Children’s Society, un organisme de charité britannique. Les conclusions du rapport “The Good childhood report 2014” ont été rendues publiques ce jeudi.

En Algérie, les enfants ont le blues. C’est du moins ce que révèle une étude menée par le Children’s Society, un organisme de charité affilié à l’Eglise d’Angleterre, qui publie annuellement un rapport sur le bien-être des enfants dans le monde. Les critères suivants ont servi à cette étude : le domicile de l’enfant, son école, ses amitiés, sa santé, ses loisirs et centres d’occupation ainsi que ses perspectives d’avenir.

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Et d’après les conclusions de cette enquête, diffusées ce jeudi, les mineurs algériens ont le moral dans les chaussettes. Le Children’s Society classe même les jeunes algériens parmi les moins heureux du monde, aux côtés de leurs homologues brésiliens, israéliens et roumains. Ces derniers décrochent la triste palme des enfants les moins épanouis du globe. Dans un tableau présentant onze pays où les enfants se disent “pas satisfaits” de la vie qu’ils mènent, l’Algérie figure ainsi à la 6è place de ce classement.

Les origines du mal-être

Lors de la présentation de l’étude à la presse, le directeur de Children’s Society a tenu à clarifier : ce classement est une manifestation bien réelle du mal-être de plusieurs millions de jeunes à travers le monde. Pas question alors de les taxer d’enfants “grincheux”, capricieux ou difficiles, a ainsi souligné Matthew Reed, ajoutant que “les enfants qui ne se sentent pas bien dans leur peau sont plus susceptibles d’obtenir des résultats médiocres à l’école et de rencontrer des difficultés au sein de leur cellule familiale”.

Plusieurs facteurs expliquent le malaise des enfants algériens. A commencer par une école algérienne en panne et qui peine à se renouveler. A quelques jours de la rentrée scolaire, certains angoissent déjà à l’idée de retrouver les chemins de l’école et d’être affectés dans des classes surchargées. D’autres sont impatients d’en finir avec un été long et ennuyeux, faute d’activités et de divertissements disponibles dans leur région respective.