La communauté internationale semble impuissante face à l’escalade de l’opération Bordure protectrice dans la bande de Gaza. Que dit l’Afrique ? Que doit dire l’Afrique ? Que peut l’Afrique ?

« Notre liberté n’est pas complète sans celle des Palestiniens ». L’auteur de ces lignes manque décidément, et pas seulement à l’Afrique. C’est quelques années après sa libération de prison que le président sud-africain Nelson Mandela trouvait ces mots à son image : simples et appropriés. Quelques jours après le premier « Mandela day » sans lui et en pleine opération « Bordure protectrice » à Gaza, sa voix a laissé place à de l’embarras gauche ou de l’outrance parfois peu documentée. Dans son propre pays, même si la ligne politique proche-orientale officielle est toujours la même, Jacob Zuma a mis du temps à réagir, précédé par des déclarations « outragées » de l’ANC, d’appel au boycott des produits israéliens par l’archevêque Desmond Tutu ou de propos bigarrés émis par des membres de la communauté juive sud-africaine.

Sous pression, l’actuel président sud-africain n’a pu que servir de l’eau tiède dans sa déclaration du 20 juillet, appelant à des négociations en vue de la « solution des deux États ». Pas de clash diplomatique, pas de rappel ou d’exclusion d’ambassadeur d’Israël, ce pays qui cultiva des liens étroits avec le régime d’apartheid, mais qui constitue aujourd’hui un partenaire commercial important. Il aura fallu la crise israélo-palestinienne pour que le loquace Zuma tourne sa langue sept fois dans sa bouche…

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