La militarisation de l’opposition syrienne puis l’entrée en scène des mouvements islamistes ont abouti à des résultats catastrophiques pour le pays et sa cohésion. Les Syriens semblent regretter le temps où leurs manifestations pacifiques réclamaient la liberté et la démocratie.

Alors que c’était la force brute [aussi bien côté pouvoir syrien que côté opposition djihadiste de l’État islamique] qui triomphait en Syrie, on est étrangement surpris depuis quelques semaines par les images de nouvelles manifestations pacifiques de la population dans telle ou telle localité des environs de Damas, de Hama et d’Idlib [nord-ouest de la Syrie]. Comme si l’on revenait aux scènes du début de la révolution [2011-2012].

Certes, ces manifestations paraissent modestes et sont limitées au vendredi. Il est vrai aussi que le nombre de participants n’est pas au même niveau que les foules qui avaient envahi la plupart des villes et villages avant que la répression ne les anéantisse.

En revanche, on aura noté le recul des slogans islamistes et des drapeaux noirs [des djihadistes] au profit d’un retour aux anciens thèmes de liberté, de dignité et de [refus du confessionnalisme], avec l’affirmation de l’unité nationale et de l’envie de vivre ensemble.

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