L’Algérie n’est pas à l’abri d’un Tsunami. C’est ce que vient de confirmer le premier responsable du Centre de Recherche en Astronomie Astrophysique Géophysique (CRAAG). L’hypothèse d’un éventuel tsunami menaçant la population algérienne s’appuie sur un bon nombre de facteurs que le CRAAG énumère.

Selon le directeur général du CRAAG, Abdelkrim Yelles, l’Algérie pourrait être menacée, à l’avenir, par un Tsunami suite à un fort séisme dont l’épicentre sera situé en pleine mer. Pour parvenir à cette conclusion, le directeur général du CRAAG a évoqué la multiplication des répliques sismiques depuis le dernier séisme qui a frappé Alger le vendredi 1er août et qui a fait 6 morts et plusieurs dégâts matériels. « Nous avons recensé jusqu’ici 125 répliques dont la dernière est celle surenue samedi 9 août aux alentours de 11h d’une magnitude de 4 sur l’échelle de Richter », indique ce spécialiste dans une déclaration faite à Echorouk.

L’Algérie pourrait-elle être victime de vagues destructrices déferlantes de très grande hauteur ? Oui croit savoir Abdelkrim Yelles qui s’appuie sur le nombre important de répliques enregistrées par le CRAAG depuis le dernier séisme, qui a  frappé Bologhine à Alger pour étayer ses mises en garde. M. Yelles a évoqué dans sa lancée les deux tsunamis qui ont frappé par le passé l’Algérie. Le premier à Jijel le 21 Août 1856 et le second à Boumerdès en 2003. « Au regard de l’activité sismique en Algérie, il est possible que les villes côtières soient victime d’un Tsunami à l’avenir », a-t-il précisé à ce propos.

Le directeur du CRAAG a enfin affirmé que les études et les analyses géologiques menées par des chercheurs algériens ont confirmé la possibilité de survenue de tremblement de terre au niveau de la mer et bien que la position de l’Algérie la protège contre ce phénomène, il n’en demeure pas moins que la prudence est nécessaire  pour faire face à ce type de catastrophes naturelles.

Le directeur du CRAAG a précisé également que le mouvement sismique se poursuivra dans le continent africain et asiatique de façon très lente. « L’activité sismique en cours est normale et ne diffère pas de l’activité enregistrée au cours des années précédentes et ne sera pas différente des tremblements de terre à venir », explique-t-il.

Par ailleurs, le responsable a confirmé que les séismes enregistrés actuellement en Algérie ne sont pas directement liés au changement climatique ou les températures élevées enregistrées depuis une semaine. Il a affirmé également  que l’absence d’études scientifiques à propos d’un éventuel rapport entre les séismes et la canicule ne permet pas d’émettre une telle hypothèse.

Nourhane S.