L’appel lancé par l’Union Générale des Commerçants et Artisans Algériens (UGCAA) pour le boycott des produits alimentaires français a-t-il une chance d’aboutir ? Contacté par la rédaction d’Algérie-Focus, le porte-parole de l’UGCAA affirme que leur initiative atteindra, pour sa première étape, 50% de ses objectifs d’ici 2015. 

Un taux pas du tout facile à atteindre quand on sait que la France est le 2è fournisseur en produits alimentaires de l’Algérie. Un pays qui importe 75 % de ses produits alimentaires. Le porte parole de l’Union Générale des Commerçants et Artisans Algériens (UGCAA), Elhadj Tahar Boulenouar, que nous avons joint par téléphone cette après-midi, est malgré tout confiant quant à la réussite du boycott des produits alimentaires français. Au passage, Elhadj Tahar Boulenouar dit avoir eu le feu vert de l’Association pour la protection du consommateur algérien pour mener avec eux cette action de boycott. « À partir de ce mois de septembre, nous allons sillonner toutes les wilayas du pays pour sensibiliser les commerçants et les consommateurs algériens. On va essayer de les faire adhérer à notre action. Et cela jusqu’au terme de la première étape de notre action qui va durer jusqu’au décembre 2014. La deuxième étape de notre action commence au mois de janvier 2015. Celle-là va concerner en partie les sociétés de service français, comme les banques, les compagnies d’assurances, la société produisant des véhicules et des pièces de rechanges, les médicaments et autres », précise Elhadj Tahar Boulenouar, porte-parole de l’UGCAA, joint par téléphone cette après-midi.

Ce syndicaliste nous apprend par ailleurs qu’il a déjà réussi à convaincre une trentaine d’importateurs, jusqu’à aujourd’hui, à adhérer à son action. Une action de boycott élaborée « contre le soutien du Président français, François Hollande, à l’armée sioniste qui massacre des civils à Gaza », conclut-il.

Arezki Ibersiene

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