La polémique autour des marchés à bestiaux enfle à l’approche des fêtes de l’Aïd El Adha. La réouverture récente de ces marchés fait craindre à certains éleveurs une chute brutale des prix.

Un éleveur ayant pignon sur rue au marché de Sebdou, dans la wilaya de Tlemcen, l’un des plus grands marchés de l’Ouest du pays, a révélé qu’un mouton dont le prix devrait être de 50 000 DA ne pourra pas se vendre à plus de 40 000 DA. Une baisse des prix qui s’explique par un excès d’offre : les marchés à bestiaux ayant été fermés pendant plusieurs semaines à cause de l’épidémie de fièvre aphteuse, on constate aujourd’hui un surplus de l’offre. Ce surplus est encore renforcé par le fait que les éleveurs ne peuvent plus vendre leurs bêtes là où ils veulent. En effet, dans le cadre de la lutte contre la fièvre aphteuse, les autorités ont durci la réglementation s’agissant du transport et déplacements des marchandises.

« Il faut que les autorités assouplissent la réglementation. Notre cheptel n’est pas atteint par cette fièvre. Il ne faudrait pas exiger automatiquement un certificat du vétérinaire. Il faudrait beaucoup de déplacement surtout pour celui qui dispose d’un cheptel important. Et les vétérinaires ne sont pas présents partout. Le problème est encore plus grand avec toutes les difficultés qu’il y a et les documents exigés pour le déplacement du bétail », explique ce même éleveur.

Les éleveurs réclament donc l’annulation de ces dispositions, au moins jusqu’à la fin des fêtes. Sinon, avertissent-ils, le mouton ne sera pas disponible partout. Et là où on le trouve, les prix seront bas par rapport aux années précédentes.

Elyas Nour

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