Alger : Les postiers reviennent à la charge

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Le Syndicat national autonome des postiers (SNAP) a organisé ce matin (lundi 22 septembre 2014) un rassemblement de protestation devant le bureau de poste de Dar El Beida (périphérie est d’Alger) pour réaffirmer, une nouvelle fois, ses revendications.

Le SNAP milite notamment pour « la délivrance par le ministère du Travail du récépissé d’enregistrement du dossier de constitution du SNAP, déposé il y deux ans », « la réintégration des trois postiers syndicalistes licenciés abusivement », et « le respect du droit à l’exercice syndical, garanti par les lois de la République ». Le SNAP dénonce également les pressions et les intimidations dont sont victimes les postiers soupçonnés d’appartenance ou de sympathie à son égard. « Nous ne pouvons pas divulguer les noms de ces postiers victimes de pression de la part de l’administration car ils risquent de se faire licencier et de se retrouver dans la même situation que nous. C’est une véritable chasse aux syndicalistes et à tout postier affichant des velléités syndicales », s’indigne Tarek Amarkhodja, porte-parole du SNAP.

Les postiers n’étaient pas seuls devant ledit bureau de poste. Des syndicalistes appartenant à d’autres organisations, à l’instar des  représentants du SNAPAP, ainsi que des citoyens anonymes, étaient venus les assurer de leur soutien. Le choix du bureau de poste de Dar El Beïda n’est pas fortuit. En effet, le prote-parole du SNAP y a travaillé treize années durant avant d’être licencié « abusivement » en juillet dernier. Des clients d’Algérie-Poste, habitués du bureau en question, sont également venus soutenir Amarkhodja et ses camarades. Ils estiment qu’ « ils sont victimes d’un licenciement arbitraire en représailles à leur activisme syndical ».

 M. Amarkhodja affirme que les syndicalistes sont « déterminés à ne pas baisser les bras jusqu’à ce que les postiers licenciés arbitrairement soient réintégrés, que le SNAP soit agréé et que les pressions sur les entraves à l’exercice syndical dont nous sommes victimes cessent ». « Dans les jours à venir, nous allons nous réunir pour décider des actions à mener », ajoute-t-il.

Rappelons enfin que le SNAP avait été empêché par les services de sécurité d’observer la semaine dernière un sit-in similaire devant  le ministère du Travail à Alger.

Yacine Omar