Dans une allocution enregistrée quelques minutes avant l'assemblée générale des Nations Unies, le Président français a réagi à la décapitation de l'otage français Hervé Gourdel, enlevé dimanche soir en Kabylie par le groupe djihadiste Jounoud El-Khilafa.

" Hervé Gourdel est mort parce qu'il était français. Parce que son pays, la France, combat le terrorisme. Hervé Gourdel est mort parce qu'il est le représentant d'un peuple qui est épris de liberté et qui défend la dignité humaine contre la barbarie. " Une anaphore qui résume à elle seule la tonalité de l'intervention de François Hollande, à la fois ému et déterminé.

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Au cours de ce message de quelques minutes, le chef de l'Etat est apparu très affecté par l'assassinat de son compatriote, qu'il aurait visionné peu avant sur le téléphone mobile de son directeur de cabinet. " Il a été assassiné [...] lâchement, cruellement, honteusement " a-t-il déclaré, qualifiant cet acte de " crime odieux, dont les auteurs devront être châtiés ".

Un langage très fort, à la mesure de la détermination de la France à continuer son combat contre le terrorisme, et plus particulièrement contre l'organisation de l'Etat Islamique, dont elle a commencé à frapper les positions en Irak la semaine dernière. " Les opérations militaires aériennes se poursuivront tout le temps nécessaire " a assuré M.Hollande, précisant qu'un conseil de Défense allait se tenir dès demain jeudi pour définir les orientations à suivre dans ce nouveau contexte.

Le Président a clôturé son intervention en appelant tous les français vivant ou se déplaçant à l'étranger à redoubler de vigilance et à " ne pas prendre de risque inutiles ". " La France ne cédera jamais aux terroristes. Parce que c'est son devoir. Et bien plus, parce que c'est son honneur, " a-t-il conclu.