Les disparités sociales sont très importantes dans le sud algérien, entre certaines localités et les bases de vie des champs pétrolifères. Bouzbaeir est une localité distante de quelques kilomètres de Hassi R’mel (Laghouat), le centre névralgique du gaz algérien. Si elle fait partie de l’une des communes les plus riches d’Algérie (Hassi Rmel), Bouzbaeir ne bénéficie pas, pour autant, de cette extraordinaire richesse qui se trouve sous les pieds de ses habitants.

Dans un reportage diffusé sur la chaîne de télévision privée «Echourouk», des citoyens de cette petite localité relatent les conditions de vie difficile auxquelles ils font face quotidiennement. Le minimum requis pour une vie «ordinaire» n’est pas disponible à Bouzbaeir. Selon des habitants de cette petite ville, l’un des plus grands problèmes est lié à l’absence d’une réelle prise en charge sanitaire. Outre l’absence d’un suivi médical à l’école (aucun contrôle n’est effectué sur les élèves), la clinique de la localité, ouverte pourtant il y a des années, n’a pas de médecin. Une situation qui s’avère parfois fatale quand on sait que les distances entre les villes dans le sud sont très longues. Il faut toute une logistique pour transférer un malade à l’hôpital de Laghouat.

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Ni eau courante, ni médecin

L’autre problème que vivent les habitants de Bouzbaeir est lié au manque d’eau. Les plus «nantis» d’entre eux achètent des citernes d’eau. C’est un commerce assez florissant. Ce qui «choque» le plus ceux qui résident dans cette localité c’est le fait qu’à Hassi R’mel, le champ gazier, l’eau potable est disponible. Pourtant, seulement 20 kilomètres séparent les deux localités. Autrement dit la richesse de Hassi R’mel ne profite pas aux villages avoisinants.

Elyas Nour