Le 20 août 2014, la chaîne chinoise CCTV diffusait un reportage sur l’entraînement des forces spéciales de la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI), l’unité d’élite de la police algérienne. La télévision centrale de Chine (CCTV) s’est intéressée de près au fonctionnement et l’utilité de cette brigade de choc.

Une force d’élite pour lutter contre le terrorisme et le crime organisé. C’est la raison d’être de la BRI, la Brigade de Recherche et d’Intervention algérienne. Créée en 2005, la BRI est une brigade d’élite de 180 membres, basée dans la wilaya d’Alger. Si elle a vu le jour à l’origine pour épauler la Brigade de répression du banditisme (BRB), ces compétences ont pris de l’ampleur.

Prévention du crime organisé, éradication du terrorisme, la BRI se bat aujourd’hui sur plusieurs fronts. Le reportage de CCTV nous montre l’entraînement de ces policiers d’élite dans leur quartier général à Alger : exercices antiterroristes, simulations d’arrestation ou d’intervention dans des situations de crise. Mais pour arriver à des résultats, la formation est primordiale, comme l’explique un sniper de la brigade dans le reportage. « Il faut continuer à se former pour atteindre un stade d’automatisme en terme d’intervention », explique-t-il. Cette formation drastique est aussi nécessaire pour s’adapter aux techniques mouvantes du crime organisé, précise un autre membre de la BRI dans le reportage.

Des entraînements qui semblent porter leurs fruits. C’est la BRI qui a mené l’assaut en janvier 2013, lors de la prise d’otage par des groupes terroristes du site gazier d’In Amenas, situé au sud-est du pays, qui avait fait près de quarante victimes. La persistance d’Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) et d’autres groupes terroristes dans le Sud du pays rend indispensable l’existence d’une telle brigade. Encore plus aujourd’hui avec la situation sécuritaire libyenne qui se dégrade.

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