Deux mois après le crash d’avion du vol AH 5017 d’Air Algérie au Nord du Mali, les premières conclusions tombent. Le bureau d’enquête et d’analyse a rendu, à Bamako, au Mali, ses premières conclusions sur cette catastrophe aérienne.

« Pour l’instant, il n’y a pas de piste privilégiée », a indiqué Bernard Boudeille, un responsable du Bureau d’enquête et d’analyse, en présentant à Bamako un premier rapport d’enquête sur l’accident, qui avait fait 116 morts, dont 54 Français, selon l’AFP.  » Rien ne peut confirmer ou infirmer la piste terroriste » dans les éléments recueillis par les enquêteurs jusqu’à présent, a-t-il souligné.

L’enregistreur des conversations dans le cockpit (CVR) ne fonctionnait pas normalement et « ne permet pas de comprendre les messages » échangés au sein de l’équipage, a ajouté M. Boudeille. Quant à l’enregistreur des données de vol, il montre que l’appareil a été  victime d’une  » chute brutale » après un  » ralentissement de ses moteurs  » à son altitude de croisière, a-t-il dit. Ses systèmes de pilotage automatique avaient été  » déconnectés sans qu’il soit possible de dire si cette déconnexion a résulté d’un automatisme de l’avion ou d’une manœuvre volontaire ou involontaire de l’équipage « , a précisé   l’expert.

Interrogé sur l’état de fatigue supposé des membre d’équipage, l’expert a précisé que ces derniers ont  » l’expérience en Afrique « .

 Essaïd Wakli

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