Deux embarcations à bord desquelles 40 personnes tentaient de traverser la Méditerranée ont été interceptées dans la nuit de samedi à dimanche au large d’Annaba. Les Gardes-côtes font état de la disparition de 3 personnes. Ce drame n’est malheureusement qu’un épisode de plus dans la fuite de ces « brûleurs de frontière » qui risquent leur vie dans l’espoir de trouver un avenir meilleur de l’autre côté de la Méditerranée.

La liste des harragas disparus en mer s’est encore allongée dans la nuit de samedi à dimanche. 37 personnes qui tentaient de traverser la Méditerranée ont été arrêtées au large d’Annaba, rapporte l’APS. 3 autres ont disparu en mer en essayant d’échapper aux Garde-côtes. Ces 40 « harragas » avaient pris la mer depuis la plage de d’Oued Begrat (Seraidi) dans deux embarcations de fortune, la première avec 25 personnes à bord, la seconde transportant les 15 restantes, dont les 3 disparues.

Ce drame n’est qu’un épisode de plus de la fuite ininterrompue de ces algériens qui veulent émigrer à tout prix. Cet été a marqué le retour en force de ces « brûleurs de frontières ». En effet, pas une semaine n’est passée sans son lot d’arrestations et de disparitions en mer. Fin août, le quotidien El Watan relève qu’en l’espace de 4 jours, pas moins de 4 tentatives d’émigration clandestine ont été déjouées par les autorités maritimes à Annaba. Des arrestations qui tournent parfois au désastre. Ainsi, le 28 août dernier, des unités des forces navales de l’ANP ont été obligés d’intervenir pour sauver 7 jeunes accrochés à des bouées de fortunes après le renversement de leur embarcation.

Et les risques encourus n’ont pas l’air de décourager ces candidats à l’émigration clandestine. Pas plus que les sanctions prises à leur encontre. Comme tous les harrages avant eux, les 37 personnnes arrêtées par les autorités maritimes vont ainsi comparaître de façon imminente devant le procureur de la République près le tribunal d’Annaba. Depuis le début du mois d’août, pas moins de 97 émigrants clandestins ont été interceptés au large d’Annaba, note enfin l’APS.