Suite à l’exécution sauvage et sommaire de l’otage français Hervé Gourdel par les “Soldats du Califat” ce mercredi, la question de la sécurité des ressortissants français vivant en Algérie se pose avec plus d’acuité.

Depuis lundi et l’annonce de l’enlèvement du randonneur français Hervé Gourdel, venu en fin connaisseur explorer les sentiers du massif du Djurdjura en haute Kabylie, une certaine paranoïa a saisi la communauté française d’Algérie, y compris les ressortissants français vivant dans l’utra-surveillée capitale. Ce sentiment risque de se renforcer avec la diffusion ce mercredi d’une vidéo montrant la décapitation de l’otage français, intitulée “Message de sang pour le gouvernement français”.

Prudence

L’ambassade de France à Alger, contactée par nos soins, appellent les quelques 31.000 Français d’Algérie a plus de vigilance. Depuis lundi, la communauté française d’Algérie est invitée à respecter les consignes de sécurité strictes, décidées par la diplomatie française, pour protéger les voyageurs français en Algérie, rappelle l’ambassade de France à Alger, contactée ce mercredi. S’appuyant sur les règles de sécurité à respecter lors d’un séjour en Algérie, disponible sur le site du Consulat général français, l’ambassade demande aux Français de renforcer leur vigilance. Pour cela, les citoyens français, résidant en Algérie ou de passage, doivent limiter leur mouvement à travers le territoire national. “Les déplacement sont en particulier formellement déconseillés à nos ressortissants dans la zone rouge, notamment au Sud et à l’Est de l’Algérie”, peut-on lire sur le site du Consulat général français.

Depuis l’enlèvement d’Hervé Gourdel, dans une région montagneuse et isolée, à cheval entre la wilaya de Tizi Ouzou et de Bouira, les autorités françaises mettent expressément en garde leur ressortissants contre toute excursion dans cette région de Haute Kabylie sur le site internet du Consulat général de France.

Par ailleurs, l’ambassade de France enjoint les Français d’Algérie à se signaler sur le site Ariane.