Le groupe djihadiste algérien Djound Al-Khilafa menace de tuer le Français Hervé Gourdel, capturé le 21 septembre en Kabylie, si la France n’arrête pas ses frappes contre l’Etat islamique (EI) en Irak. C’est une très mauvaise nouvelle pour l’Algérie, déplore l’éditorialiste.

L’enlèvement, le 21 septembre au soir, d’un ressortissant français en Grande Kabylie est un mauvais signe. Cela faisait bien longtemps qu’un étranger n’avait été ciblé par les groupes armés en Algérie. Ce rapt [revendiqué dans une vidéo par le groupe djihadiste algérien Djound Al-Khilafa] remet notre pays dans la case peu glorieuse des territoires à éviter. C’est assurément une mauvaise nouvelle pour la famille du malheureux randonneur français, parti humer un peu d’air frais sur les monts du Djurdjura.

Mais c’est surtout un coup dur pour l’image de l’Algérie, que le discours officiel a faussement magnifiée alors que des poches terroristes subsistent, notamment en Kabylie. Depuis 2005, le phénomène des kidnappings s’est banalisé dans cette région. Près d’une centaine de personnes de tout âge ont subi l’amère expérience : tomber aux mains des terroristes de tout poil. Certains y ont péri et d’autres ont sauvé leur peau grâce à la mobilisation citoyenne ou au paiement de rançons qui se chiffrent en milliards de centimes.

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