Les médecins et autres employés du corps de la santé doivent surmonter quotidiennement à de multiples problèmes. Ces derniers temps, la situation s’est aggravée et ces derniers subissent carrément des intimidations et agressions.

Ce fut le cas il y a quelques jours à l’hôpital Sidi Ghilas (wilaya de Tipaza), lorsque quatre jeunes armés de sabres ont accédé aux urgences et menacé le personnel qui s’y trouvait. Le seul tort des médecins et infirmiers : avoir secouru et soigné un jeune que ces quatre assaillants avait agressé un peu plus tôt.

Après ce nouvel incident, le Dr Mohamed Bekkat Berkani, président de l’Ordre national des médecins, réclame ni plus ni moins que l’installation de postes de police à l’intérieur des hôpitaux. Selon lui, les médecins, notamment ceux exerçant au sein du service des urgences, doivent faire face à des dangers croissants.

Dans une déclaration au quotidien arabophone «El Khabar», le Dr Bekkat affirme que les agents de sécurité postés sur place ne suffisent plus pour assurer la sécurité des employés. Que peuvent-ils face à des jeunes armées de sabres ? En effet, il ne s’agit plus d’un proche d’un patient énervé qui menace un médecin, mais carrément de bandes organisées qui s’introduisent directement dans les centres hospitaliers. Le responsable estime que les différents départements concernés -santé, collectivités locales et services de sécurité- devraient réfléchir aux conditions pratiques d’installation de ces postes de police à l’intérieur des hôpitaux.

Il y a une semaine, une femme médecin a été agressée par un patient à l’hôpital Zmirli d’El Harrach (Alger). Le malade, accompagné d’une autre personne, a violemment fermé sur elle la porte de la salle des soins. Pour le Dr Bekkat, les autorités devraient intervenir avant que l’irréparable ne se produise.

Elyas Nour

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