L’ancien gardien de but camerounais, Joseph Antoine Bell, aujourd’hui consultant pour plusieurs médias, vient de jeter un pavé dans la mare. Il accuse ouvertement le président de la JS Kabylie, Mohand Cherif Hannachi, d’être derrière « l’assassinat» de son concitoyen et joueur du club de Tizi Ouzou, Albert Ebossé.

Joseph Antoine Bell, ex-gardien de buts des Lions indomptables, aujourd’hui converti dans le journalisme, n’a pas pris de gants lors d’un débat cathodique portant sur la mort d’Albert Ebossé, tué samedi 23 août « par un objet contondant », selon les premiers résultats de l’autopsie divulgués par le parquet de Tizi Ouzou, lundi 25 août.

Au cours de son intervention sur le plateau d’une émission de la chaîne de télévision camerounaise, «Canal 2 International», dimanche 31 août, l’ex-international camerounais a contredit cette thèse officielle. Joseph Antoine Bell dit posséder des informations selon lesquelles l’attaquant vedette de la JSK, meilleur buteur du championnat la saison passée, n’a pas été victime d’un jet de projectile de ses supporters, contrairement à l’hypothèse la plus répandue dans la presse algérienne. Selon lui, c’est le président du club kabyle, Mohand Cherif Hannachi, qui est responsable de la mort d’Albert Ebossé.

 

« Agressé par un des hommes de main du président de la JSK » dans le vestiaire

Joseph Antoine Bell accuse : Albert Ebossé « est allé aux vestiaires et a été agressé par un des hommes de main du président de la JSK ». Il étaye ses graves accusations par l’absence de vidéo du joueur après qu’il ait quitté la pelouse du stade du 1er-novembre. Les dernières images d’Albert Ebossé vivant montre effectivement l’avant-centre regagner les vestiaires après la défaite de son équipe face à l’USMA. Pour Bell, si l’attaquant avait vraiment été touché par un projectile tiré par un supporter, «on l’aurait vu allongé sur le terrain».

L’ancien gardien de l’équipe nationale camerounaise considère même que les conclusions de l’autopsie entretiennent le flou sur les causes de la mort d’Albert Ebossé. Le communiqué du parquet de Tizi Ouzou, qui parle d’un « traumatisme crânien » ne précise pas « s’il s’agit d’un projectile lancé ou non », souligne Joseph Antoine Bell, en plein questionnement.

Le consultant camerounais n’est pas le seul à avoir des doutes. Beaucoup de supporters de la JSK rejettent les conclusions de l’autopsie pratiquée sur le corps d’Albert Ebossé. Samedi dernier, lors d’un rassemblement organisé à Tizi Ouzou pour rendre hommage au joueur, des fans du club ont ouvertement accusé la police d’être derrière la mort d’Albert Ebossé.

Elyas Nour

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