A travers des vidéos montrant ses performances de football freestyle dans différentes villes du monde, le jeune algérien Wassim Benslimane cherchent à représenter son pays et populariser son sport. Rencontre avec un freestyler qui a la pêche.

WASS : c’est le nom de scène de Wassim Benslimane, cet algérien de 27 ans, arrivé 3ème de sa discipline au dernier Championnat du monde de football freestyle qui s’est déroulé à Prague en août dernier.

Advertisement

https://www.youtube.com/watch?v=r8dfakSwu6k

Le freestyle, un sport créatif

Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore cette discipline, le football freestyle consiste à faire des figures artistiques avec un ballon de football. Mais s’il se joue avec le même instrument, le freestyle n’a pas grand-chose à voir avec le sport préféré des algériens. « Le freestyle, c’est un autre état d’esprit, une autre technique. C’est une discipline qui demande beaucoup d’imagination, et de la créativité » explique Wassim. « Le but étant de créer son propre style, et de ne pas simplement imiter celui des autres».

Un sport qui se popularise

Wassim a découvert ce sport un peu par hasard, à la télévision, en 2002. « Mais ce n’est qu’en 2006 que j’ai vraiment arrêté le foot pour me consacrer exclusivement à cette discipline » raconte-t-il. Et on peut dire que ce choix lui a réussi : WASS enchaîne aujourd’hui les titres et se produit aux quatre coins du monde. « Pour arriver à ce niveau, je me suis beaucoup entraîné » se défend le joueur.

Le jeune freestyler vit aujourd’hui entre Paris et Alger, mais profite de ses voyages pour populariser son sport, qui reste encore cantonné aux initiés. « J’ai déjà parlé de ma discipline dans des écoles à Singapour et à New York, les gamins étaient très réceptifs » dit-il.  Mais son moyen à lui de parler du football freestyle sont les vidéos qu’il réalise régulièrement, à l'image de celle qu’il a posté sur Youtube le 18 septembre suite à son séjour new-yorkais. « Quand je voyage, je prends toujours le maillot de l’Algérie avec moi et je fais une vidéo de freestyle en le portant, et en faisant répéter aux gens autour de moi : 1,2,3 viva Algeria! ». Wassim explicite sa démarche. « Comme je n’ai pas énormément d’occasion de représenter l’Algérie à cause de la rareté des compétitions, ces vidéos sont une autre manière de porter les couleurs de mon pays à l’international ».

Et cette fois encore, est-il parvenu à impressionner les spectateurs ? A regarder la foule qui l’encercle, il semblerait que oui !