Le procureur de la République près du tribunal d’Aflou a requis, mardi, dix années d’emprisonnement et une amende de 100 000 dinars à l’encontre du chauffeur du bus qui avait fait, le 30 septembre dernier, entre Aflou et Laghouat, un accident provoquant 17 morts.

Le chauffeur en question est accusé de «meurtre sans préméditation» et de conduite sous l’emprise de drogue. En effet, les analyses urinaires effectuées sur le mis en cause, qui est retenu en détention depuis l’accident, ont confirmé la présence de résidus de cannabis. Ce qui a alourdit les charges contre lui.

De plus, les témoins cités ont tous confirmé que le chauffeur en question roulait à grande vitesse et tentait un dépassement dangereux alors que la visibilité était mauvaise. Ce que, selon le journaliste du quotidien «El khabar», qui a assisté au procès, même l’accusé a reconnu les faits. Il a ainsi déclaré qu’il a effectivement essayer de doubler là où l’accident s’est produit, mais il ne savait pas que les choses allaient mal tourner.

De son côté, le receveur du bus a indiqué qu’il avait demandé à maintes reprises au chauffeur de ralentir, mais en vain.

L’état de la chaussée en cause ?

L’avocat du conducteur mis en cause a axé sa plaidoirie, quant à lui, sur l’inexactitude de l’analyse effectuée par les services de sécurité, qui, d’après lui, confirme la présence de résidus de cannabis sans préciser leur origine. Des résidus qui peuvent être consommés dans divers aliments, plaide-t-il. D’autre part, l’avocat a évoqué l’état des routes, de l’éclairage et de la signalisation qui peuvent également provoquer ce genre d’accident.

Il est à noter, en dernier lieu, que le juge a différé la prononciation du verdict jusqu’au 11 novembre prochain.

Elyas Nour

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