L’affaire du pain importé des Émirats Arabes Unis suscite toujours la polémique. L’homme qui avait sorti l’information a fourni de nouvelles explications pour éclairer l’opinion publique à propos de cette drôle d’affaire. Mustapha Zebdi, président de l’association de protection du consommateur (Apoce), a tenu à apporter des précisions.

Dans une déclaration à nos confrères du HuffPost Maghreb, Mustapha Zebdi a indiqué que les 11 conteneurs de pain émirati, qui se trouvent, d’après ce qu’il avait dit précédemment, au niveau du port sec de Rouiba, n’ont pas été importés exclusivement pour parer à une éventuelle pénurie durant les fêtes de l’Aïd Al Adha. Il s’agit de pain importé destiné à la restauration, utilisé habituellement pour les hamburgers et les paninis.

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Zebdi affirme qu’il avait évoqué cette question, le 27 septembre dernier, lors d’une conférence de presse au sujet des intoxications alimentaires organisée au siège de l’UGCAA (Union générale des commerçants et artisans algériens), sur un ton ironique. « Salah Souilah (secrétaire général de l’UGCAA) a abordé la question de la permanence des boulangeries lors des deux jours de l’Aïd, et j’ai rétorqué en rigolant qu’elle ne sera pas nécessaire, puisque onze conteneurs de pain congelé sont arrivés au port sec de Rouiba », a-t-il assuré.

En somme, il n’y aura pas d’importation de pain pour remédier à une éventuelle pénurie. Il faut dire que beaucoup de boulangers ont fait part de leur inquiétude quant à cette supposée opération d’importation de pain congelé. Certains d’entre eux ont affiché leurs craintes par rapport à l’avenir de leur activité si l’importation du pain se développe en Algérie. Il faut rappeler que le prix du pain est subventionné par l’État. Mais cette subvention concerne seulement la baguette ordinaire, les autres variantes de pain ne sont pas concernées.

Elyas Nour