Le professeur du centre de formation d’Oum Drou, une localité située dans la wilaya de Chlef, qui s’est suicidé en s’immolant par le feu, mardi dernier, sur son lieu de travail, vient de succomber à ses blessures. Un drame ajoutant un nom de plus à la longue liste des victimes de l’immolation en Algérie.

Encore un nouveau décès tragique par immolation vient de secouer l’Algérie et jeter l’émoi parmi la population. Après l’épisode tragique de la tentative d’immolation de quatre jeunes chômeurs sur le toit de la wilaya d’Ouargla, au sud de l’Algérie, en août dernier, afin d’obtenir un emploi, voilà au tour de la ville de Chlef de vivre un drame aussi poignant d’une pratique devenue courante dans certaines régions d’Algérie. Cette fois-ci, c’est un enseignant dans un centre de formation professionnelle d’Oum Drou à Chlef a mis fin à ses jours en s’immolant, mardi dernier, au sein même de son lieu de travail. Le professeur désespéré en raison de plusieurs problèmes sociaux, selon la Ligue Algérienne pour la Défense des droits de l’Homme, a recouru au suicide comme seul moyen de protestation pour revendiquer son droit à la promotion.

Dans un communiqué, le bureau de Chlef de la Ligue Algérienne pour la Défense des droits de l’Homme déplore que le phénomène de l’immolation par le feu se soit banalisé dans la société algérienne et que «de plus en plus de personnes, écrasées par une vie sociale de plus en plus dure, n’envisagent que l’immolation comme solution extrême et comme protestation ».

Tirant la sonnette d’alarme sur la progression inquiétante de ce phénomène dans la société algérienne et plus particulièrement dans la wilaya de Chlef, la LADDH CHLEF pointe un doigt accusateur vers les responsables du pays qui sont, précise le communiqué, « l’unique responsable de ces actes en raison des décisions politiques prises depuis plusieurs années et qui se font au détriment des populations défavorisées quel que soit le domaine touché par ces décisions ». Pour venir à bout de ce fléau qui gagne du terrain, la LADDH CHLEF n’envisage que la rupture définitive avec la politique suivie actuellement par le pouvoir algérien.